mardi 25 mars 2008

Différences substantielles entre "rock de gauche" et "rock de droite"

Pour débuter, un postulat s'impose : le rock n'est ni de droite, ni de gauche, c'est avant tout un style musical de merde.

Néanmoins, je constate aujourd'hui un schisme sans précédent entre deux tendances lourdes (lourdingues ?) :
- les représentants naturels du sarkozysme : méprisants, terrifiants de médiocrité, ne jouant quasi exclusivement que sur le paraître.
- les branlos pour qui "professionalisme" rime avec "fascisme" ne souhaitant qu'une seule chose : sombrer, afin de prouver à tout le monde qu'ils étaient dans le droit chemin.

Ces 2 catégories, généralement celles qui produisent le moins de musique, et dont on ne parlera (heureusement) plus d'ici quelques années, restent quand même fascinantes. En effet, ce sont des parodies ultimes mais vraies de ce que symbolise l'une des tendances pour l'autre. A savoir, des "bourgeois sociaux-traitres suppôt de l'impérialisme capitaliste triomphant basé sur un rapport mercantile", et des "gros con de gauchistes qui foutent rien de la journée, se lèvent à 14h, boivent, fument, se droguent, font semblant de faire de la musique parce qu'ils étaient trop cons pour avoir leur BEPC, et sont jaloux de notre argent".

Etudions succinctement les principales caractéristiques de chacun :

"le rockeur de gauche" :

- toute source de fatigue est une forme de travail, or le travail est un acte capitaliste abject, d'où absence de répétitions, de recherche de dates de concert, voire plus grave de composition de morceaux, ou de tentative d'enregistrement.
- il fume partout, surtout là où on ne peut pas, et la loi de janvier 2008 n'est qu'un prétexte de plus pour faire chier tout le monde. ex: (cave d'un bar miteux, le patron tente d'expliquer aux musiciens qu'il y a un problème d'aération, ainsi qu'un détecteur de fumée, et qu'il a rien contre eux, mais ça serait sympa de pas fumer là) "ouais, c'est ça, ouais !!! Fasciste !!! T'avais qu'à pas voter Sarkozy, connard !! Bientôt, on aura plus le droit de boire, de rigoler ou de baiser dans ce pays !! Enculééééé !!"
- le concept "temps" n'existe pas. Il n'est donc pas stressé, ni anxieux, et transmet allègrement ses sensations désagréables aux autres : il arrivera systématiquement en retard à tous les rendez-vous importants ("oui, ok, on devait partir à 8h et il est 11h, ok, c'est bon, me saoûle pas, tu sais à quelle heure je me suis couché, hier soir ??") ; il transforme ses erreurs en culpabilisation ("Quoi ?? J'ai pas fait ça alors que j'avais promis ?? Et alors, pour autant, je suis pas un musicien ??" (comment ça, ça n'a rien à voir)) ; il fait foirer toutes les répètes en arrivant à la bourre, en prenant des pauses de 20 minutes et en arrivant bourré, et bien-sûr n'a pas son matériel (mais il comptait bizarrement sur vous pour amener le sien) ; il ne vient pas à tous les concerts de son propre groupe, ou arrive 5 minutes avant sans avoir fait les balances.
- Même quand il en a, il n'a jamais d'argent (et ne comptez pas sur lui pour en sortir)
- Pour lui, tous les groupes sont géniaux... on est tous frères, on est tous dans la même galère, c'est le collectif et le 4-4-2 avant tout. Quand un groupe est mauvais, ça sera rarement pour des raisons musicales, plus pour d'obscures raisons politiques (amitiés suspectes, litige suite à un concert annulé, trop bonne chronique dans un magazine, etc)
- Sauf exception (chanson, folk), il chante en anglais, et tous ceux qui chantent en français sont des cons, ou des traîtres (quand ils ont changé de langue), mais en tout cas, pas des musiciens.
- Un jour ou l'autre, il tentera de sortir avec votre copine ou votre mère.
- Il ne comprend pas que des musiciens puissent jouer sur une guitare à + de 500 euros et sur un ampli de + de 60 watts ("combien elle fait de RMI, ta basse ????")
- Il croit encore que Patrick Eudeline est de gauche, et qu'il est vraiment critique rock.
- Il est fier d'être écolo, ou pro "bio", ou macrobio, ou d'une tendance politique inutile.
- Il est souvent alcoolique.
- Il écoutait du rap, puis s'est progressivement rendu compte que c'était vraiment un truc de merde (ou qu'en tout cas, c'était devenu n'importe quoi)
- Il refusera de jouer en 1ère partie de "X" (groupe local périgourdin ayant sorti deux EP 5 titres), parce qu'en avril 2004, ils ont joué en 1ère partie de Indochine, et qu'ils ont fait un premier pas vers le grand capital.
- Très satisfait de ce qu'il fait, il se réjouit du bonheur d'autrui, et n'aura aucun état d'âme sur son échec personnel qu'on appelle la vie. Vous êtes une "putain de rockstar", il n'est qu'un "loooooooooooser".


"le rockeur de droite" :

- il sera le seul à parler d'aspect purement marketing lors de concerts de groupes locaux débutants. ex: franchement, si vous rajoutez pas un 3ème refrain, vous passerez jamais sur Europe 2 !"
- il se félicitera toujours de ne pas pratiquer une ou plusieurs activités dont tout le monde se branle. ex: "moi, je ne fume pas/ne me drogue pas/ne prend pas de coke/ne regarde pas le foot, c'est un truc de beauf/ne sort pas en boîte/ne fréquente pas les lieux branchés/ne joue pas avec un phaser/n'écoute pas de jazz/ne me masturbe pas", etc.
- il a une vision totalitaire mais extensive du "temps" : il n'y a pas d'âge pour faire du rock, mais à 21 ans, c'est trop tard ! Il se croit super original et totalement dans une mouvance "trendy fashionista" alors qu'il pratique un blues-rock démodé depuis 1963. A 30 ans, on est un vieux, mais il ne bosse qu'avec des has-been quasi sexagénaires (ceux qui lui produisent ses disques, qui les chroniquent, qui le font jouer, qui lui donnent de la thune ou financent ses campagnes de pub)
- Il consacre 99% du temps pour son groupe aux fringues qu'il portera sur scène, à sa coupe de cheveux, à son (absence de) jeu de scène ("je pose mon pied sur le retour au 2ème ou au 3ème morceau ?"), à se balader dans les salles de concerts avec des lunettes noires pour se montrer, à fréquenter la crème du VIP room, à téléphoner à tout son carnet d'adresse pour dire qui il a vu hier soir dans les VIP room... plus rarement à écrire des (vrais) morceaux ou à répéter.
- Pour lui, tous les groupes sont à chier, aussi bien les locaux que les superstars. Hormis 2 groupes de mauvais goût qu'il vénèrera, tout est de la merde sauf lui, et il vous le fera savoir trop souvent, à se demander s'il a déjà écouté un disque ces dernières années tellement tout est nul.
- Sauf exception (garage punk, electroclash), il chante en français, et tous ceux qui chantent en anglais sont des cons qui ne font aucun effort pour s'en sortir. En effet, quand on est "en France, on chante en français !!! Y chantent en français, les anglais ?? Non ? Bon, beinh alors !!". Leurs textes seront en tout cas l'occasion de se rappeler que Mallarmé, Balzac, Camus, Rimbaud, voire Brel, Gainsbourg, Brassens, sont définitivement morts et enterrés.
- Un jour ou l'autre, il tentera de sortir avec votre petite soeur.
- Il ne comprend pas que des musiciens puissent jouer sur du matériel bon marché ("elle est pourrie ta gratte ! Comment ça, t'as pas d'argent ?? Ah, mais t'es un pauvre ??? La honte...")
- Il a été chroniqué par Patrick Eudeline dès sa première démo 2 titres enregistrées dans une cave. ex: "un disque lénifiant à mi-chemin entre un P.I.L. sous ecsta, et un garage punk abrasif hérité de Johnny Thunders".
- Son père lui a acheté sa carte à l'UMP, ou alors il est "végétarien" et pourrira vos soirées quand même.
- Il est souvent cocaïnomane.
- Il n'a jamais écouté de rap, c'est un style de sous-homme pour les "étrangers avec des papiers français qui viennent générer de l'insécurité", puis s'est progressivement rendu compte que c'était vraiment un truc super "street credibility", et dira à qui veut bien l'entendre que "La Rumeur, ça, c'est du rap, c'est pas comme TTC, du rap pour blanc" (mais t'es blanc, toi, non ??)
- Il refusera (ou commencera par refuser) de jouer à la Star Ac parce que c'est "commercial !!" et que cela nuirait à sa crédibilité, alors qu'il fait une musique qui fait passer Claude François pour du post-rock avant gardiste.
- Très satisfait des bouses qu'il produit, il se réjouit du malheur d'autrui, et n'aura aucun état d'âme. Il est une "putain de rockstar", vous n'êtes qu'un "loooooooooooser"


la suite dans un prochain épisode...


Quand "metal" rimait avec "brutal"

J'ai ça sur mon disque dur depuis plusieurs mois, et c'est toujours avec interlocation et surpritude que je retombe dessus... Voici mon best-of personnel "metal"


Numéro 5 :

Des couleurs flamboyantes, un titre sous forme d'appel au meurtre, une musique qu'on devine extrême... rien ne pourra faire oublier l'homme à tête de bichon, ses yeux tristes qui veulent dire "assez !!", ce mélange ultime entre Karl Marx et l'animal qui est en chacun de nous, croulant sous des tons pastels post-impressionnistes d'un aloi certain... qui dit mieux ?






Numéro 4 :

Plus classique, plus palpitant, plus "true metal", Stryken innove néanmoins en inventant rien de moins que l'ancêtre de la tecktonik, le tout au service d'une charte graphique monochrome fruitée du meilleur goût qui ravira grands (fan de kiss) et petits (fans des fall out boy)







Numéro 3 :

"Ouuuuuhhhh !!! Je suis le loup garou !!!"... A bien y regarder, cette pochette est ridicule, soit, mais elle fait peur... Le style contre-abstrait dessiné à la gouache, le soleil inquiétant, les doigts crochus (référence crypto-antisémite ?), ces longues dents immaculées, ce regard à la limite de la trisomie 14, ce "arnold" écrit à même la pochette à un endroit + que stratégique... Assiste-t-on à une tentative de pochette définitive ?





Numéro 2 :

On ne sait ce qu'il y a de plus effrayant dans cette pochette :
- la pilosité des participants
- la coupe de cheveu du mec de gauche
- le trait noir de mascara sous la narine du nosferatu, ambiance : "j'ai le nez qui coule"
- la dent de requin de celui de droite
- la police de caractère interdite par la convention de La Haye
- le fond vert nous rappelant les glorieuses années de la RDA





Numéro 1 : and the winner is...........

Tout y est... A jamais le 1er, à jamais le seul, à jamais le plus fort. On imagine aisément la scène.
Gerardo, 24 ans, rentre de répète chez ses parents dans son Milan natal. Gerardo est un jeune énervé, il a des cheveux gras, il vénère Helloween et Poison, il joue dans le plus grand groupe de "hard rock mélodique" de tous les temps. Gerardo sait qu'il s'apprête à dominer le monde qui n'attend plus qu'eux, c'est normal, nous sommes en 1996. Il tombe sur sa soeur, Chiara, 9 ans, en train de manger des corn flakes... Soudain, l'idée de génie lui vient : "Toi qui sait dessiner (j'ai été bluffé par ton interprétation arty post-50's de la maison avec le soleil jaune dans le coin, et la cheminée qui fume), tu pourrais pas me faire la pochette de mon groupe ? Un truc énervé, genre j'arrive dans une ville en flamme en Harley avec une hache à la main... oui, je sais, ça m'est venu dans le bus..."
Le reste appartient déjà à l'histoire...

vendredi 7 mars 2008

"Court mais rapide" : 2be3 or note2bite ?

Encore plus scandaleux que la fermeture du site "note2be.com" qui proposait aux élèves de noter leurs profs (on peut se demander en quoi un élève de 13 ans ayant redoublé 3 fois, sous le coup d'un contrôle judiciaire, n'est pas en mesure de légitimement noter ses cons de professeurs), on apprend ce matin une autre fermeture de site, celle de "note2bite", qui proposait aux élèves de noter les organes sexuels de leurs enseignants. Des statistiques (très pertinentes) permettaient ensuite de dresser un panel département par département des plus belles bites de prof de France. Pour information, on apprenait que le Calvados était premier, suivi de l'Hérault, les deux mauvais élèves étant l'Isère et la Corse.

Censure politique ? Pressions syndicales ? Passage de l'âge Baroque à l'âge Classique ? (ou le contraire)

Le sexe semble devenu sujet tabou en France de Nicolas, et c'est bien triste à si peu longtemps des JO de Pékin...

vendredi 29 février 2008

"Court mais rapide" : En finir avec le chômage de les jeunes

On critique beaucoup trop les américains, pourtant il faut avouer leur surcompétence dans deux matières sensibles et difficilement conciliables : le chômage , et l'intégration des "minorités".

Lemonde.fr nous apprend que selon un rapport récent du "pew center", hormis le fait que plus de 1% des citoyens américains seraient derrière les barreaux (2,3 millions pour une population de 230 millions d'habitants), dans la tranche d'âge de 20 à 34 ans, c'est un jeune Noir sur neuf qui est derrière les barreaux.
Cette dernière statistique tombe plutôt bien, quand on sait le nombre de jeunes de cette âge victime du syndrome "glandouille" (si cher à not' secretaire du p'tain m'en bas les ouillk de l'état), qui trouvent ici une manière de s'insérer dans la société, sans alourdir abusivement les chiffres du chômage...

mardi 5 février 2008

Pas mieux......



Le trou du culte ou « l’amitié comme fondement premier de la lutte des classes »

Rassurez-vous, je ne vous imposerai pas un énième bulletin sur sa seigneurie De Nagy-Bocsa, ni sur sa perception superbe de la laïcité, j’ai moi-même un ami qui croit en dieu, et j’ai des relations proches qui fréquentent ces gens là (donc évitez vos accusations faciles).

En me réveillant ce matin, j’ai mis en parallèle deux souvenirs totalement inintéressants et inutiles (futiles) de ma vie : une récente partie de carte et les liens amicaux d’un groupe de potes dont je fréquentais, il fut un temps, l’un d’entre eux.

La jeu de carte intitulé le « trou du cul » (charmant) consiste à se défausser de tout son jeu, le résultat de la partie en cours allant instituer une hiérarchie pour le tour suivant, à savoir dans l’ordre décroissant de puissance : le président, le vice-président, le neutre, le vice trou du cul, le trou du cul. Derrière ces plaisantes appellations, on assistera à une véritable guerre qui mettra en jeu l’humiliation, la reconquête à tout prix du pouvoir, l’orgueil, la manipulation, la haine pure parfois… Affront ultime, les plus mal classés doivent donner leurs meilleures cartes à « ceux d’en haut », recréant à échelle réduite les fondements de l’Ancien Régime.

Un ami de fac, que nous appellerons « Lucien » (pour d’évidentes raisons d’anonymat) faisait partie d’une joyeuse confrérie depuis le collège. Le noyau dur des troupes consistait en cinq personnes, et jusqu’à ce matin, je ne me rendais pas compte qu’à travers leurs rapports, ils jouaient en fait depuis plus de dix ans à ce fameux jeu de carte.

Aussi bien dans le jeu que dans la vraie vie, certaines positions ne sont pas si enviables que ça, et chacun apprend à ses dépends à gérer son statut tout en regardant un peu plus haut. Lucien était le « neutre » de son groupe. Elément relativement indépendant, c’était le plus capable de passer des soirées « hors groupe », et il dénonçait régulièrement les agissements de ses camarades de jeu. Loin de vouloir remplacer les mieux placés, il aspirait néanmoins à un statut légèrement moins pourri, beaucoup plus dans une logique existentielle que sociale. Dans mon analyse, je ne m’étendrais que sur un aspect fondamental de cet embryon de société : le SEXE.

- le président : pour des raisons statistiques, le président ne perd que rarement son statut. Outre le fait qu’il est assurément le meilleur joueur à la table, le fait que le trou du cul doive lui donner ses 2 meilleurs cartes lui confère une puissance quasi-divine qui peut faire durer son règne jusqu’en fin de soirée. Et s’il ne perd que sporadiquement sa place, c’est pour la retrouver quasi-instantanément. Le « président » de Lucien avait en tout point le profil du « bogoss » : teint buriné, musculature apparente, tête d’amour à la BBBrunes, confiance en lui indécente, le prototype même du surfeur qui faisait rêver la femelle hétérosexuelle dans les années 80, mais dont le succès laisse toujours perplexe. Dominateur jusqu’à l’extrême sur le plan sexuel, il forniquera les meilleurs échantillons de ce qui s’approchera de trop près de leur groupe, sans aucun état d’âme (éric). Il SAIT qu’il domine, il n’a peur de rien, et surtout pas de ces petits camarades, alternant entre pitié, mépris et profonde mansuétude à leur égard. C’est pas de sa faute s’il est beau, et si eux sont super « cheum ».

- le vice-président : on le croit toujours vouloir récupérer la place du président, mais pas du tout !! Il sait pertinemment qu’il est trop fort pour lui et que les statistiques ne sont pas suffisamment en sa faveur pour ne pas plutôt s’attarder sur ses inférieurs hiérarchiques. D’où un mélange haine/léchage de cul vis-à-vis du président, et un instinct hyper développé de manipulation destructrice envers ceux qui pourraient arriver à sa hauteur. Le « vice-président » de notre cher Lucien n’est autre que son ennemi juré. Non seulement parce que leurs statuts sont a priori interchangeables, mais en plus parce que Lucien a décrété unilatéralement que dans la bande, c’était son « meilleur ami ». Le « numéro 2 » est une version light du président. D’un niveau proche (surfeur à dent de requin, tête d’amour de boys band, propriétaire d’une grosse voiture et d’une séduisante garçonnière), notre président du vice n’en a cependant pas l’intelligence. A physique égal, et au vu de son QI, il serait probablement au plus bas de l’échelle, mais la vie lui a donné une visage qui invite à l'enthousiasme et au « il é tro mignon lol », et sur ce malentendu, il ba(i)sera toute sa carrière. Traître, veule, égoïste, insultant, narcissique, irresponsable, il est sans conteste le plus fascinant.

Son plus grand exploit aura incontestablement été de sortir avec une fille depuis plusieurs années, de la tromper avec une autre depuis plusieurs semaines, et de draguer une fille avec qui Lucien flirtait depuis des mois, pour finalement coucher avec elle pratiquement en direct live devant son nez. Lucien ne s’en remettra jamais vraiment, mais pardonnera au « vice-président ». J’imagine que l’argumentaire de ce dernier a dû atteindre le climax de la mauvaise foi : « non, mais tu comprends, c’est elle qui m’a dragué, j’ai pas pu résister !! », « c’est ma bite qui a décidé à ma place », etc. Détail glucose, à mon avis subjectif, la fille en question était beaucoup moins bien que celles avec qui il était déjà, et pourtant ça ne l’empêchera pas de la piquer à Lucien, comme un vulgaire As dans son jeu, comme si elle lui était due de droit et de fait (ou alors était-ce seulement pour le faire chier).

- le neutre : comme dit précédemment, le « neutre » n’attend rien de spécial. Il est content de ne pas se faire piquer ses cartes, il joue avec son propre jeu, son salut viendra de lui-même ou ne viendra pas. Il est sujet à un dilemme : celui de tenter le coup pour monter en grade au risque de provoquer l’ire des puissants et de sombrer dans le classement, ou alors de ne pas bouger, de rester là, et de péniblement trouver une place pertinente dans l’échiquier. Il se rendra compte au final qu’il n’en a aucune, et qu’en plus tout le monde se fout de sa gueule parce qu’il est hors combat (un peu comme la Suisse).

Lucien avait un gros besoin d’amour, donc de sexe, donc de nanas. Son statut de « cul entre deux chaises » le mettait dans une position inconfortable. Pas assez désespéré pour se taper les « boudins », pas assez de confiance en lui pour réussir à se taper les filles qui préféraient largement les présidents. Physiquement dans la moyenne, Lucien était le clown de la bande, celui qui fait marrer tout le monde, celui qui met l’ambiance, celui qui est incontournable, celui sans qui une soirée n’est pas vraiment une soirée, bref… celui qui fait marrer les nanas, mais qui se retrouve tout seul à la fin. N’ayant paradoxalement aucune confiance en ses inférieurs (qui lui veulent du bien) et trop confiance en ses supérieurs (qui font tout pour le couler), Lucien a été proportionnellement à son classement celui qui s’est fait le plus entuber toute son existence. Outre ses rapports catastrophiques avec le vice-président, il se fait manipuler par le président qui lui apporte tout un lot de conseils inapplicables (« Alors, la fille, tu t’approches d’elle, tu la regardes, et tu l’embrasses. – Mais ça marche avec toi ?? – Carrément !! – Et avec moi, ça marcherait aussi ?? – Beinh non… »), tout en le culpabilisant de ne pas vouloir regarder plus bas. Quant aux autres, ils le prennent en pitié, souvent parce qu’ils s’en tirent mieux que lui, ou parce qu’ils se sont résignés, et se délectent de le voir se débattre.

- le vice trou du cul : pareillement qu’un premier relégable dans un championnat de football, le « vice trou du cul » se bat pour le maintien. Il se désole tellement de donner sa meilleure carte qu’il veut que ça change, il est prêt à tout, même à faire une énorme connerie. Aux cartes, il sera généralement celui à l’origine du plus mauvais coup de la partie, le « 8 de trèfle » qu’il ne fallait pas jouer à ce moment-là et qui fera rire jusqu’au bout de la nuit.

Le « vice trou du cul » de Lucien est peut-être son meilleur ami, pourtant il ne le voit pas. Victime de sa timidité maladive, et d’un manque d’ambition pathologique, il tentera d’approcher la « cour des grands » en se mettant à sortir de façon incompréhensible avec la fille la plus moche, la plus conne, et la plus hystérique d’une soirée débile sur le thème des « dessins animés de notre enfance », fille avec qui il sort toujours 8 ans plus tard. Pourtant, son plan était ingénieux, c’est le président qui lui avait soufflé : « D’abord, tu sors avec la moche, puis ensuite, tu sors avec la sœur de la moche qui est moins moche et qui a 3 ans de plus, ensuite tu vas intéresser le copine mega bonne de la sœur de la moche, et ça te permettra de sortir avec la petite sœur de la copine mega bonne de la sœur de la moche qui a 2 ans de moins que toi, et qui te mangera dans la main !! ». En étant optimiste, on peut penser qu’il n’en est qu’à la première phase.

- le trou du cul : il est là pour faire le nombre. D’abord dépassé par la situation, il comprend progressivement qu’il est pris au piège, et que ses chances sont impossibles. Seul son ego peut le sauver. Soit il refuse la situation, et profite de la chute d’un compagnon pour passer devant lui, soit il se résigne et boit sa bière avec détachement sans regarder ses cartes qu’il ne pourra de toute façon jamais utiliser.

Le « TDC » de Lucien était le type le plus sympatoche de la bande. Pas forcément laid, il a juste le physique qui ne plait pas à toute bonne pétasse qui se respecte, ce qui occasionnera une virginité persistante jusqu’à ses 31 ans. Il a été tacitement incorporé au groupe comme « élément de comparaison », et permettra l’action typique de début de soirée : « Salut, je te présente mon pote TDC ! », la réaction logique étant : « ouaah, son pote, il est trop moche, par contre, lui, il est pas mal en fait ! ». D’une gentillesse maladive, il n’en veut pas à ses amis, et a tout bonnement laissé tomber, ce qui n’empêchera pas les plus puissants d’entre eux de faire foirer par derrière tous ses éventuels plans qui pourraient marcher, afin qu’il ne quitte jamais la communauté. Et oui, il en faut un, dieu sait qui devra le remplacer… l’un d’entre eux peut-être ?

Un bilan s’impose. Aux cartes comme dans votre vie amicale, si vous n’êtes pas le mieux classé dès le début, prétextez un rendez-vous important ou une angine blanche, et quittez la table !

dimanche 3 février 2008

Conflit de génération

"Tokio Hotel est la honte de notre pays. Ce groupe va jeter l'opprobre sur l'Allemagne pendant des siècles !". Ce cri du coeur d'un jeune allemand de 19 ans, ils sont beaucoup à le partager en ce moment.

Dans une toute autre série, entre-aperçu l'autre jour au Zapping de Canal+, un journaliste de la télé allemande à ses compatriotes lors d'un micro-trottoir : "La nuit de crystal ? - Désolé, je ne sais pas de quoi vous parlez..."
Même réaction avec le terme "holocauste" : "Désolé, je n'ai jamais entendu ce mot de ma vie..."
Une femme simule même le malaise vagal : "votre phrase ne veut rien dire !!", et lâche un petit rire de gorge qui dissimule tant bien que mal un "putain, j'espère que c'est pas un truc trop connu... mouarf, ça doit être du foot..."

On dit beaucoup de mal sur Tokio Hotel, pourtant, et les résultats sont là pour le prouver, ils ont redressés l'économie allemande, sont à l'origine de la construction de nombreuses autoroutes, et ont eu une attitude courageuse face à la question juive... Non, franchement, je ne vois toujours pas le problème...

lundi 14 janvier 2008

"Court mais rapide" : rire avec l'actualité (I)

Savoir rire avec l'actualité, en voilà une chose qu'elle est bonne ! Prenons le Pakistan...

Charmante contrée sporadiquement affectée par des conflits internes crypto-sanglants, le Pakistan nous offre en outre l'occasion d'époustouflants jeux de mots plus ou moins confondants d'ingéniosité :

- Bénazir butée
- Pervers ce Musharraf ?
- Karachi good ! Islama bad ?
- Musharraf serein à Noël, mais à Pakistan
- Attentat suicide et maroquinerie : encore un Pakistanais
- Benazir encaisse un Bhutto pire moment
- Jeux de société fabriqués en Chine : la partie de Sub-Bhutto tourne au drame
- Qui se sent morveux se Musharraf...
- 2 semaines avant les élections : Pervez pépère...
- Lyon rugit sur la L1
- Politique d'ouverture et misogynie : après Carla brunie, Benazir Bhutto portes du gouvernement
- Là où y a pas de gêne, y a pas de Benazir (merci à Bruno Masure)
- Après la Yougoslavie, les accords de rang Bhutto
- Dans sa tombe, Benazir Bhutto caille

Edifiant.

mardi 1 janvier 2008

Laure Manaudou nue !! (tentative de technique marketing surbrutale)

laure manaudou nue la vidéo video exclusive enfin visible sur ce site les photos nues les images censurées Laure manodou nu images choc scandale sex xxx porno Lucas Marin france italie natation interdit interdite interdites portable philippe luca hardcore naked pussy suce bite gros plan tecktonik



Lucas marine...

mardi 25 décembre 2007

A lire avant l'Euro 2008...

Moins connue que celle qui fit gagner le XV de France, voici la fameuse lettre de "Guy Hoquet"

"Ma petite agence chérie,
mon tout petit capital adoré,
mon petit patrimoine aimé,


Je vais sous-louer ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite agence, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu acheter. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma location serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J'espère que toutes mes actions te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l'escompte, sera fier de les faire fructifier un jour. A toi petit patrimoine, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite agence, bien des dettes, je te salue une dernière fois.
Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre ce partenariat, reconnaissance de nos potentialités de développement et de notre savoir-faire, que tu m'as tracé.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon réseau que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un franchiseur immobilier national certifié iso 9001 pour son système de management de la qualité dans sa relation franchiseur/franchisés.
17 ans et demi, mon bail a été court, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous faire fusionner tous. Je vais sous-louer avec Tintin et Milou. Agence, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta dette.
Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi agence, geste locative, patrimoine, je vous embrasse de tout mon cœur de franchiseur immobilier national certifié iso 9001 pour son système de management de la qualité dans sa relation franchiseur/franchisés. Courage !

Votre Guy qui vous aime"



Un bien beau message d'espoir en ce jour de noël