Conséquence directe, et première victime, l'artiste américain "50 cent" se négocierait désormais sur les places mondiales à 0,3466 euros.
Atterrant.
Benoît n’était pas censé être là hier soir. Pauline m’a prévenu à la dernière minute : « Désolé, mais je suis tombé sur lui à Bastille cet aprèm, j’étais obligé de lui proposer ». Mais bordel de merde !! Pas pour une demi-finale de Coupe du Monde de Rugby face aux anglais !!
Benoît est le prototype du casse-couilles dilettante, le copain surréaliste capable du pire comme du moins pire. Le type dont on ne cesse en son absence de vanter les mérites, mais dont la seule présence suffit à la consternation générale.
J’ai rencontré Benoît en 4ème, il venait de déménager d’on ne sait plus où (passons). Il était le seul de mes amis à ne pas savoir que l’OM venait de remporter quelques mois plus tôt la Coupe d’Europe contre le grand Milan AC des Maldini, Van Basten, Baresi, des noms qui évoquaient tellement pour nous, mais aussi peu qu’un joueur de squash de troisième zone pour notre pauvre compagnon.
D’aussi loin que je me souvienne, sa passion débordante pour le foot commença le 13 octobre 1993, lors d’une soirée « bière & chips » passée devant le match face à Israël. Un mois après, c’était pratiquement officiel, Benoît venait, sans le savoir, de réaliser son premier doublé. Sa passion pour ce nouveau sport demeura intacte en même temps que la descente aux enfers de la France se poursuivait. Son point d’orgue fut incontestablement l’Euro anglais de 1996, un modèle de football champagne. Le penalty raté de Pedros était la coïncidence de trop. Ce n’était alors plus un secret pour personne, Benoît était devenu en l’espace de quelques années un acteur majeur du sport français. Leurs destins seraient dorénavant liés à tout jamais.
Fort de lointaines origines italiennes, Benoît décida benoîtement (si je puis dire) de soutenir, dans l’indifférence générale, la « nazionale », lors de la Coupe du Monde 1998. On pourra lui reprocher beaucoup de choses, mais pas d’être de nature infidèle, c’est ainsi qu’il récidiva lors de l’Euro 2000, bien qu’il ne put voir la demi-finale face aux Pays-bas, la faute à un sabotage de l’antenne télé par des indépendantistes savoyards.
Devant la pression exercée par sa communauté estudiantine, il vira de bord. 2002 fut alors placée sous le signe de l’équipe de France. Et c’est avec une fierté, empreinte d’une pointe de moquerie, que nous emmenâmes Benoît à l’écran géant voir ce qui devenait alors « son » France-Sénégal. Pourtant les premières polémiques survinrent lors de la rencontre face à l’Uruguay lorsque notre camarade, retardé par un embouteillage, surgit juste au moment de l’expulsion de Henry. Les « mais d’où y débarque, lui ? » et autres remontrances firent place à la calomnie, au doute, et deux ans plus tard, dès le coup de sifflet final de France-Grèce, un début de chasse aux sorcières s’orchestra.
Ils ne furent pas nombreux ceux qui tentèrent de le ramener à la raison : « Pour moi, le foot, c’est fini ! » sonnait comme définitif, irrévocable. Il avait trop donné, on lui avait trop peu rendu. C’est ainsi que Benoît se tint à distance respectable du parcours français en Coupe du Monde 2006, on ne l’y prendrait plus. Pourtant, à mesure que les tours passaient, que les victoires s’enchaînaient, l’élan collectif emportait tout sur son passage. Son grand retour était en marche, il l’aurait sa revanche. C’est à Berlin, contre son Italie éternelle reniée pour toujours, que l’Histoire lui donnerait enfin raison.
Sinon, on ne peut pas vraiment lui tenir rigueur que la demi-finale France-Angleterre de 2003 fut le premier match de rugby qu’il vit de son existence, Michalak était bien présent sur le terrain, les torts étaient donc plus que partagés. C’est néanmoins avec une légère d’appréhension que nous laissâmes Benoît se joindre à nous pour le match d’ouverture de la Coupe du Monde de Rugby : « Contre l’Argentine, c’est IN-RA-TABLE » ne cessait-il de répéter.
Perdu de vue les semaines suivantes, je n’eus seulement droit qu’à un e-mail avant les quarts : « Ca donne quoi les matchs ?? J’ai pas pu les mater, je finis tous les jours à 23h », qui fleurait bon les lendemains qui chantent. Et là, le drame. Alors qu’il tournait pourtant bien, Benoît avait décidé de réintégrer l’effectif à l’occasion des matchs couperets. L’essai néo-zélandais en début de partie sonnait le glas, c’en était terminé. Mais contre toute attente, notre coéquipier sonna la révolte par un coup de génie tactique qui lui avait toujours manqué dans les moments cruciaux, décidant subitement de partir au Mc Do en plein milieu de la 2ème période. Ce moment de folie allait renverser pour toujours le destin d’un XV de France déjà perdant, auquel seul un individu opiniâtre, prêt à laver les affronts du passé, avait cru jusqu’au bout.
L’exploit allait-il donc être réitéré face à l’Angleterre ? J’en doutais, trop conservateur dans mes choix tactiques, peu disposé à admettre qu’on pouvait piéger deux fois d’affilée nos adversaires, cependant sa côte de crédibilité était au plus haut, et bénéficiant d’un retour en grâce légitime, les dés étaient jetés . Ce soir, Benoît serait titulaire en demi-finale. Sa mission était claire : amener les boissons et quelques paquets de chips.
Moins de 24 heures après, l’amertume de la défaite coule toujours dans ma gorge, malgré cela je reste lucide. Le sport reste ainsi fait, les grandes victoires découlant des grandes défaites, et inversement. Et puis, il faut raison garder, ce n’était que du sport après tout.
En effet, pour Benoît, spectateur régulier et enthousiaste de l’événement, le summum fut indubitablement atteint les 22 avril et 6 mai dernier lors des soirées électorales des élections Présidentielles…
Incroyable!!! Alex A##### est un homosexuel!
Le jeune Alex A##### a été aperçu dans les alentours de Sausset-les-Pins en fin de cet été dans des buissons autour de pins proche de la mer... Alors qu'un groupe de jeune gens s'approchait de l'eau afin de prendre un bain de minuit, ils ont fait la macabre découverte en appercevant le dis-"nommé" en train de faire une fellation à un autre homme. C'est une jeune fille du quartier de Croix-Sainte qui aurait reconnu l'intéressé! Evidemment c'est un terrible choc pour sa famille et ses proches qui restent aba ssourdi par cette nouvelle... Plus d'information dès que nous en avons...
Je ne sais pas si cela vient de moi mais ces temps ci, il n'y a pas un album, un artiste qui réussisse à me passionner vraiment. Certes, j'écoute nombre de choses récentes avec plaisir et curiosité, toujours friand de découvertes et de frisson mais pourtant, rien n'y fait. Mon oreille reste distraite, pour ne pas dire distante et les ritournelles du moment que distille patiemment ma platine cd ne me font pas vibrer.
Pourtant il y a de bonnes choses, agréables à écouter, sautillantes ou plus mélancoliques mais rien qui sache me prendre aux tripes, ni au coeur.
Je trouve en fait que les compositions actuelles manquent cruellement d'intensité dramatique ou de puissance ou les deux en même temps. Il manque ce quelque chose qui vous transporte, vous vide l'esprit ou vous fait réfléchir, ce truc qui fait que l'on s'identifie à une époque plus qu'à une autre.
En fait j'ai peur que la production musicale suive le chemin de la facilité, comme le cinéma finalement avec une production essentiellement légère et si possible comique. Vous voyez le genre. Un truc capable de vous donner le sourire mais incapable de vous redonner espoir. La chanson qui vous fait danser sur place mais pas avancer d'un pas. Le truc pas chiant et pas prise de tête, à la limite du consensuel quand on sent qu'il se voudrait secrètement plus osé.
Genèse d'un conflit générationnel latent
Tout a commencé dans les médias il y a quelques temps lorsque « le Parisien » rapportait des incidents en tribunes lors d’un banal match entre Montreuil et Moissy-Cramayel comptant pour la 6ème journée de DH. « De là, c’est parti grave en couilles !! On a continué à se fritter jusqu’à la Gare de Lyon ». Apparaissait alors au su et au vu de tous deux termes aujourd’hui synonyme de peur et d’insécurité maximale : les «GDH» pour Gang de la Huchette (ou Grand Doigt d’Honneur), et les «Ménil Mafia» (ou Ménilmuche Mafia). Deux bandes rivales qu’a priori tout rassemble mais qu’au final tout sépare.
Il est étonnant de constater que deux groupes aussi proches socialement puissent à ce point semer le désordre dans les rues et enceintes sportives de la capitale. On les retrouve souvent au Camp des Loges pour les matchs de la réserve parisienne, mais aussi à Charlety, au Parc des Princes « pour les matchs de coupe de la Ligue ! », voire lors de certains déplacements en province (notamment à Versailles, Créteil, Evry, St Germain-en-Laye)
De nombreux sociologues se sont mis à analyser le phénomène, tel Pierre Mignac de Paris VI : « On voit pour la première fois des bandes de jeunes de type racial ouvertement défini se regrouper entre eux, exclusivement guidés par un sentiment de haine envers tout autre forme d’individus. Ils vont dans les stades uniquement pour exprimer leur violence et leur mal-être d’avoir été mis au ban de la société suite à la politique socialiste d’urbanisme des années 80 ».
Les faits sont alarmants. Y aurait-il « fracture » entre ses jeunes « blancs » et le reste de la population ? « Ils ne sont pas si différents de nous », tempère le capitaine Laurent Vissel, chargé du dossier par la préfecture de police, suite aux événements du 28 juin dernier lorsqu’un membre des Ménil Mafia aurait planté une fourchette en plastique dans l’œil d’un GDH, après un match amical entre le PSG et Mont-de-Marsan, véritable point de départ du conflit ouvert entre ces bandes. Mais le talion demeure, et trop souvent la sentence de la rue tombe :
« Quand un de nos frères tombe au combat, c’est un de leurs frères qui doit payer, c’est la règle du milieu, t’entends ? ».
Une vérité qui déroute, une de trop
Niveau culturel et scolaire, les deux gangs partagent de nombreux points communs. Généralement issus de lycées « à problèmes » délaissés par le système éducatif tels que Louis Le Grand, Henri IV et Janson de Sailly, ils ne se retrouvent que très rarement dans l’idéal parental, et ont une idée diffuse de ce qu’est la politique : « Ceux qui sont majeurs dans le gang, là, ils ont voté pour Sarkozy, obligé !! Son profile myspace déchire tout, il a mis un gif animé brutal en première page et puis il supporte le PSG ! Alors que l’autre bouffonne de l’UDF (sic), Ségopouffe, là, son blog, c’est de la merde ». Dans leur baladeurs mp3, pratiquement toujours le même style de musique (probablement piraté sur internet), de « l’émo-core », du « postpunk », et de nombreux autres groupes britanniques faisant généralement l’apologie d’une certaine violence urbaine, d’une sexualité désuète et du désenchantement propre à cette deuxième « génération X ». L’accoutrement vestimentaire fait aussi partie du bagage de la peur, et il n’est pas rare de reconnaitre un membre des GDH ou des Ménil Mafia dans les rues de Paris à son jean slim, sa veste fashion directement achetée à Londres, sa chemise en soie de grande marque, ses obligatoires « Converses », ses lunettes trop grandes pour lui, et sa coupe de cheveux dernière mode mélange entre une frange permanentée et un décalage capillaire « nuqué » à la Rudi Völler. Un accoutrement qui à défaut de provoquer un début d'érection, provoque néanmoins un émoi légitime lors d'une malencontreuse entrevue.
Le phénomène est assez comparable à ceux rencontrés dans les années 90 entre supporters de la réserve de Chelsea et de celle de Tottenham, celui-ci est-il irrémédiablement amené à faire tâche d’huile en France ? Le capitaine Vissel infirme « non, ce n’est pas pareil bien que les milieux sociaux incriminées soient les mêmes. Les incidents ont tendance à rester aux portes de la Ligue 2, ne touchant que les divisions inférieures, notamment la CFA ». C’est ainsi qu’au cours d’un match entre PSG réserve et Villemomble, on assista à une charge des Ménil Mafia contre leurs rivaux, ils seraient venus venger l’un des leurs qui aurait été poussé dans le bus par un individu identifié comme étant un GDH. Bilan : 3 blessés légers et un doigt retourné, ainsi que plusieurs briquets et stylos retrouvés sur les lieux ou confisqués aux principaux intéressés. M. Vissel de rajouter : « La préfecture de police est sur les dents ! L’autre jour, mon supérieur a même reçu un coup de fil hystérique de Alliot-Marie, elle veut des résultats avant les municipales de l’an prochain, mais on n’y peut rien, nous ! Ils sont trop bien organisés, ont toujours un coup d’avance sur nous ». Des points d’ombres persistent pourtant dans cette histoire. Les leaders sont clairement identifiés par les services de police, de même que les faits qui leur sont reprochés. Pourtant, un certain laxisme « en haut lieu » perturbe, et des premiers soupçons viennent troubler les personnes chargées du dossier, tel qu’un policier qui nous parle sous couvert d’anonymat : « Les individus susnommés derechef sont libérés moins de quelques heures après chaque interpellation ! On dirait que quelqu’un fait tout pour laisser pourrir la situation en les faisant libérer systématiquement, ou pire, est dans le coup ! Comment vous voulez qu’on fasse après ? On n’y peut rien, nous ! Ils sont trop bien organisés… un peu comme s’ils avaient toujours un coup d’avance sur nous ». Accablant.
Quant au milieu du foot, il semble serein. Jean-Pierre Escallettes nous affirmant avec son parler bien à lui : « c’est pas deux pékins qui vont nous faire peur ! Ne demandez pas à la FFF de résoudre un truc pareil, c’est le boulot des flics. J’en ai déjà assez avec Aulas qui me casse les couilles pour m’occuper en plus d’une bande de dégénérés ». Les responsabilités sont donc rejetées.
Vers un début de solution ?
Non...